Après de brillantes études entre Genève et Paris en compagnie de professeurs tels que Thomas Friedli, Pascal Moragues et Michel Arrignon, Jérôme Comte se distingue dans plusieurs concours internationaux à Paris, Prague ou encore Munich, et devient lauréat de la fondation Meyer pour le développement artistique, de la fondation d’entreprise groupe Banque Populaire, et premier filleul 2003 de la prestigieuse Académie Charles Cros. C’est d’ailleurs cette même Académie qui lui remettra le Grand Prix du Disque 2017 pour son CD des 2 Sonates opus 120 de Johannes Brahms et des 4 pièces d’Alban Berg opus 5 avec le pianiste de renom Denis Pascal. Dès lors, il commence sa carrière de chambriste à travers le monde, et des orchestres de réputation internationale l’invitent à jouer en leur sein comme le London Symphony Orchestra, le Mahler Chamber Orchestra, ou encore l’Ensemble Intercontemporain, dont il devient membre à l’âge de 25 ans. A 26 ans, il joue « Eclipse » de Yan Maresz pour clarinette et ensemble au festival d’Aix en Provence sous la direction de Pierre Boulez. En 2009, il réitère l’expérience avec le maître cette fois ci en interprétant le Concerto d’Elliot Carter au cours d’une tournée dans les grandes salles européennes; concerto qu’il enregistre quelques années plus tard avec Matthias Pintscher et l’Ensemble Intercontemporain chez Alpha Classics. En 2010, il se voit confier la délicate exécution du « Dialogue de l’ombre double »de Pierre Boulez, à l’occasion d’une rétrospective de l’oeuvre du compositeur à l’auditorium du Louvre, chef d’œuvre qu’il n’a de cesse de jouer depuis. Et parmi les grands évènements de sa carrière, c’est encore une fois aux côtés de Matthias Pintscher qu’il joue le concerto pour clarinette d’Unsuk Chin au New World Center de Miami, et à l’Opera City Hall de Tokyo ou encore le très beau «Miracle de la rose» de Hans Werner Henze à la Cité de la Musique de Paris. En Novembre 2017, Jérôme Comte crée « Nocturne 3 » pour clarinette et orchestre du Coréen Jaehyuck Choi, à l’occasion de la finale du célèbre Concours International de composition de Genève en Suisse, et contribue ainsi au succès du compositeur qui obtiendra le Premier Prix. En 2018, Philippe Hurel lui a confié la création mondiale de son concerto, « Quelques traces dans l’air », pour clarinette et orchestre, laquelle a été exécutée au Staatstheater de Cottbus en Allemagne.
Jérôme Comte enseigne au CNSM de Paris, et est également invité dans le monde entier pour rencontrer de jeunes clarinettistes lors de classes de maître ; les dernières en date étaient à Taipei (Taiwan), Tokyo (Japon), Mexico City (Mexique), San Jose ( Costa Rica), Porto (Portugal). Jérôme Comte joue exclusivement une clarinette Buffet Crampon Tosca Greenline, et utilise les becs et anches Vandoren.